Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

jeudi 26 février 2015

ODE À LALLA  


 

Cependant que ton œil de lynx
Bleuit du feu du funambule
Ta bouche parle comme un sphinx
Et chaque mot forme des bulles

Cellules    d’abord dérisoires
Puis globes    sphère envahissante
D’un vaste univers en trou noir
La dissolution est troublante


Tu rythmes le souffle mystique
D’une scansion qui m’emmitoufle
Ta musique est mathématique
Mais toute logique s’essouffle

Tes paroles sont des mantras
Obscurs    porteuses de lumière
Shakti joueuse    le Tantra
Te rend souffleuse d’univers


Vaste univers qui semble nous contenir
Sphère inclusive et catharsis
Magique oaristys de nos désirs
Ventre plus doux qu’une matrice

Mais l'Univers que Je contiens
N'est qu'une forme en la Conscience
Secret du tout naissant du rien
Ô puissance de l’impuissance



Fraterniser avec la chair


Fraterniser avec la chair
D’une pomme et laisser le fruit
Mûr s’effriter telle une terre
Meuble sous nos dents    tendre pluie

De salive enchantée    la langue
Troublée par ces saveurs nouvelles
S’arc-boute d’allégresse et tangue
Contre un palais tout en dentelles



La morsure est plus franche encore
Quand la chair se savoure    offrande
Sublime    sa peau se déflore
Avec une attention gourmande


Qu’est-ce qui rend cette pomme exquise
Sinon la fin de la pensée
Métamorphose qui aiguise
Notre appétit de vérité

mercredi 25 février 2015

L’invitation paradoxale


Les êtres humains sont de façon très majoritaire pris au piège de ce mécanisme récurrent qui consiste à se définir sans cesse. Ils finissent par faire « comme si » ils étaient les définitions. Nous sommes sans cesse en train de croire à une histoire (positive ou négative qu’importe) et prêter foi à des scénarios imaginaires. Les scénarios varient bien sûr, ils sont même d'une richesse hallucinante, au sens propre.  Mais immanquablement, nous leur accordons de l’intérêt et de l’importance et ainsi un semblant de vie et une illusion d’existence. Ce mécanisme d’identification donne lieu à la croyance et à l’impression de séparation qui génère le sentiment de manque et donc de souffrance. Le mécanisme d’identification génère une forme de refus par rapport à la réalité. Nous donnons plus de crédit à ce qui est représenté qu’à ce qui se présente. Or, dés que nous nous attachons à nos belles histoires et à nos prétentions à savoir, nous entrons presto illico en résistance avec la réalité. Nous pensons la vie au lieu de ressentir la vie. Ce filtrage est invariablement, source de contraction et de souffrance.
Au moment où une exploration sincère de ce filtre a lieu, cette trame de croyances en apparence solide et continue s’éclipse instantanément. Dés qu’un regard sans personne constate ce qui surgit en son sein, tout l’imaginaire gravitant autour d’un centre imaginaire appelé le moi s’effondre.
Si cet cet examen est réalisé dans une totale ouverture, sans but ou motivation particuliers, mais avec équanimité et bienveillance, nous nous rendons très vite compte que toutes les définitions que nous avons de nous-mêmes, des autres et du monde, ainsi que tous nos pseudo savoirs, se dissolvent instantanément dans ce regard de transparence qui ne fait que constater. Dés qu’il est vu pour ce qu’il est, le mécanisme de formation de scénarios s’arrête.


Nous découvrons alors que nous ne sommes en rien ce fatras d’images et de sensations. Nous réalisons que nous sommes Cela qui est conscient des images et des définitions et que Cela que nous sommes réellement n’est pas et n’a jamais été affecté en aucune sorte par ces scénarios.
On ne peut pas faire de ce regard une technique ou une pratique. C’est là le piège diablement brillant dans lequel s’enferrent la grande majorité des chercheurs spirituels et des voies progressives de connaissance de soi et de bien être qui font miroiter un possible accomplissement au travers d'un effort  ou d'une pratique et le mirage d’un avenir radieux.


L’invitation paradoxale est un chemin sans chemin pour retourner en ce nous-mêmes que nous n’avons en réalité jamais quitté, sauf en imaginaire et par aveuglement manifeste.
Ce regard conscient et ouvert, sans désirs et sans peurs, est ce que nous sommes depuis toujours. Le temps et l’espace apparaissent au sein de ce regard. L’univers tout entier, la terre, les objets et les êtres, nos corps, nos pensées et nos émotions, tout ce qui est sont des apparitions-disparitions au sein de ce regard conscient. Comment pourrions nous apprendre à être ce regard ? Ne le sommes nous pas déjà ? En cet instant, une présence silencieuse est consciente de ces mots, de ces sons, de ces images. Si des commentaires apparaissent, ils apparaissent au sein de cette présence silencieuse, au sein de ce regard sans personne. Constatez-le par vous-mêmes. Maintenant et Ici. Vous êtes ce regard. Nous sommes ce regard. Ce regard déjà là, avant même l’apparition des pensées ou perceptions. Toute expérience est expérimentée au sein de la Présence silencieuse que nous sommes. Sans cette Présence silencieuse que Je suis, il n’y pas d’expérience possible.


Il est donc envisageable que l’énergie de croyance cesse de coller aux images et aux définitions. Comment ? Lorsque le mental réalise ses propres limites. Quand le mental s’informe de sa nature véritable de chose perçue au sein de la Présence silencieuse, il cesse de croire qu’il est vivant, présent et conscient. La pensée comprend qu’elle ne pense pas mais qu’elle est simplement constatée. Le mental perçu réalise qu’il n’est qu’un personnage du film apparaissant sur l’écran de la Présence silencieuse, un simple reflet dévoilant la beauté du miroir de la Conscience, une vague se prenant pour une vague individuelle réalisant soudain qu’elle n’est qu’une manifestation momentanée de l’Océan tout entier, une marionnette sans vie réelle qui s’agite au gré de la créativité spontanée du Marionnettiste Unique, une forme vécue et accueillie au sein du Sans Forme.


En réalité il serait plus juste de dire que c’est la Conscience qui, de façon directe et intuitive, se réalise elle-même en tant que Conscience et cesse de s’identifier au mental. Le mental n’a en soi aucune qualité de présence ou de conscience autre que celle que lui donne la Conscience Une et Impersonnelle. C’est le Sans Forme qui réalise que sa nature absolue est Sans Forme que sa nature absolue ne dépend pas des formes qu’il manifeste. Il réalise qu’il transcende les formes et cesse de s’oublier en elles.
C’est alors que se délitent les croyances suivantes : Celles d’être une personne séparée, penseur pensant ses pensées, la croyance d’être l’auteur personnel de ses actions, d’être un objet en prise avec d’autres objets devant faire des efforts pour être heureux et se sentir complet, celle d’être un centre de contrôle pouvant et devant contrôler la vie, la croyance en la possibilité de rater ou réussir quelque chose appelée « sa vie », la possibilité d’avoir un libre arbitre, l’idée saugrenue d’être coupable ou innocent, de ressentir de la honte ou de la fierté, d’être aux manettes d’un jeu de pouvoir pervers d’entités recherchant leur accomplissement au travers de scénarios favorables, l’idée même d’une responsabilité individuelle.  Toutes ces croyances erronées fondent alors comme la neige au soleil. La liste n’est pas exhaustive. Mais soudain il est réalisé que toute croyance prend racine dans un espace de non savoir. Et que vous êtes cet espace de non savoir.
Et comment se sent-on ainsi ? N'est-ce pas absolument tranquille, paisible, doux, joyeux, libre, spacieux que de réaliser que je suis ce regard sans personne ? N'est ce pas étonnant de vivre à partir de cette absence de moi ? N'est pas émerveillant de regarder les formes et les couleurs depuis ce regard de transparence, depuis cette ouverture déjà éveillée ?



Ainsi, pour votre sécurité demeurez aussi vulnérable que possible. Restez ouvert à la possibilité que ce que vous appelez la réalité, votre réalité, ne soit peut-être qu’après examen direct et sincère qu’une croyance transparente. Car la découverte d'une croyance transparente se fait en inversant la flèche de l'attention à 180 degrés vers sa propre source. L’art de la présence est un art de l’écoute de l’Invisible depuis l’Invisible.

jeudi 19 février 2015

Rencontre avec Dan 



Dimanche 22 Février à 19h. Paris 19 eme.

 "Partage de la Présence que nous sommes" 


Partager la Présence, ce que nous sommes déjà en amont de toute pensée, sensation ou perception. Invitation à la Vision non duelle, au travers de jeux d'éveil de l'attention, de jeux de pleine conscience, de méditations, d'exploration directe de ce pour quoi nous nous prenons, de questions réponses pour s'éveiller au rêve de la séparation.

Vers 21h30 Dîner improvisé avec ce que chacun aura apporté.

Inscriptions au 06 63 76 90 81 ou écrivez-moi sur mon mail : dan.speer@wanadoo.fr

blog : éclore-en-conscience.blogspot.fr

mardi 10 février 2015


Le désir véritable


Quand le désir n'est pas éclairé par ce qu'il est vraiment vraiment, le rêve de séparation se perpétue, entretient l'illusion d'un moi aux commandes et son corollaire, la souffrance.
Que voile généralement le désir d'un objet, d'une situation, d'un ressenti, d'un autre être ?
Il voile la partie la plus profonde de lui-même : le désir de tranquillité, le désir du Soi, le désir de sa propre dissolution. Lorsque la racine de tout désir demeure voilé alors le désir est confus et génère nécessairement de la confusion dans l'environnement.


Derrière tout désir, il y a le désir de tranquillité profonde qui vibre et désire se faire connaître. C'est la vie dans sa partie cachée qui veut être éclairée et aimée. 
Tant que cela n'est pas compris, vu, réalisé, la quête d'amour avec un autre être et toute recherche en général est un cercle vicieux voué à l'échec, car manquant à coup sûr sa cible véritable. 


À un moment donné la compréhension se fait et tout s'éclaire. Le désir révèle sa véritable nature qui est amour. Le désir qui semblait appartenir à une personne séparée cherchant l'objet de son désir se révèle être l'Amour se cherchant Lui-même, comme l'Un se cherchant dans le multiple. Il est réalisé que je ne suis pas séparé de mon désir. Il est su que je suis cette tranquillité que je cherchais là-bas dans le futur et les pensées, dans le plus tard et l'ailleurs, dans le ceci et le cela, dans l'avoir et le pouvoir. Plénitude et gratitude.


Avoir l'impression de devoir remplir "mon" manque sans être conscient de mon être véritable, en se projetant par exemple dans une relation avec un autre être, génère inévitablement confusion et déception à plus ou moins long terme. Lorsqu'il est réalisé que tout désir naît et meurt au sein de cette Plénitude de Présence consciente que je suis, alors le désir est vécu en conscience depuis la tranquillité de l'Arrière plan. Le désir n'est plus la recherche d'une complétude d'un manque présent mais l'expression d'un surcroît de plénitude. Le désir se transmute en un élan de la Vie elle-même se manifestant au travers de cet organisme corps-mental. Alors le désir se vit sans peur, sans attente, sans tension psychologique et sans enjeu. Le désir devenu simple élan se meut émeut et se dissous,



sans les mille et une nuits nécessaires au mental. Le désir se fait simple résonance de la Plénitude, pur écho de l'Invisible, chant sans sirènes des Abysses de l'Inconnaissance, célébration du mystère.



Le désir véritable est sans cause, sans objet et sans but. Le frémissement indicible opère alors comme une connaissance hors du temps et de l'espace qui brûle nos images et ébranle nos certitudes. 

La magie de la Vie pulse et perce à chaque instant.

"La rose est sans pourquoi. La fleur fleurit d'être en sa fleur" (Angélus Silésius)

mardi 3 février 2015

Rencontre avec Dan 



Dimanche 15 Février à 19h. Paris 19 eme.

 "Comment mettre un terme à la souffrance"


Partager la Présence, ce que nous sommes déjà en amont de toute pensée, sensation ou perception. Invitation à la Vision non duelle, au travers de jeux d'éveil de l'attention, de jeux de pleine conscience, de méditations, d'exploration directe de ce pour quoi nous nous prenons, de questions réponses pour s'éveiller au rêve de la séparation.

Vers 21h30 Dîner improvisé avec ce que chacun aura apporté.

Inscriptions au 06 63 76 90 81 ou écrivez-moi sur mon mail : dan.speer@wanadoo.fr