Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

mercredi 28 septembre 2016

La Forme toujours pointe vers le Sans Forme

"Dans la vision réelle, il n'y a pas un-qui-voit et le vu. La vision réelle est sans les yeux." 

                                                                                                                                           Mâ Ananda Moyî


Lorsque nous voyons une statue de Bouddha profondément immobile et immergée dans un profond silence, avec un sourire d'une paix et d'une félicité qui ne semble pas être de ce monde, nous avons du mal à réaliser que ceci est simplement un symbole de notre état naturel. 

Le mental a tendance à en inférer que la méditation n'a lieu que dans une certaine posture immobile et silencieuse. Les pensées nous diront invariablement que cela doit être très difficile de ressembler à ce Bouddha et d'acquérir cette beauté et ce silence, qu'il nous faut pratiquer l'assise pendant un temps indéfini pour progresser vers cet état sublime. Et le mental se met aussitôt en recherche de cet état qui semble désirable et aussitôt l'on passe à côté de la nature même de la méditation.

Le mental toujours s'attache à la forme même si la forme en question pointe toujours comme un secret ouvert vers le Sans Forme.

Le sage pointe vers la lune et l'idiot regarde uniquement le doigt dit un proverbe chinois.

De même, nous avons tant d'imaginaire à propos des éveillés que nous finissons par penser que c'est le corps-mental qui s'éveille, la personne qui s'illumine.

Or, Gautama n’a jamais connu l’éveil, ni Jésus. Gautama n’est pas plus devenu Bouddha que Jésus n'est devenu le Christ. Le Bouddha s'est reconnu lui-même au travers du corps de Gautama, et le Christ s'est reconnu en tant que Christ par le biais du corps mental appelé Jésus. 

L’"état" de Bouddha, qui est en réalité un non état, est présent en chacun de nous et en chaque chose à chaque instant, c’est juste que nous n’y prêtons pas attention et ne savons pas le reconnaître.

L'état silencieux et immobile est présent même lorsque le mental s'agite et que le corps bouge, marche, cours, danse, fait l'amour ou livre un combat rageur.

Mais la méditation n'a rien à voir avec ce que nous faisons ou ce que nous pensons. Méditer n'a rien à voir avec le fait d'être assis en silence sans bouger. Méditer c'est être. C'est réaliser ce que nous sommes déjà, en amont de tout acte et de toute pensée. 

Ainsi, le sourire du Bouddha et sa posture ne sont qu'un effet secodaire de la "posture intérieure" profonde, toujours déjà présente en chacun de nous, cet espace conscient, sans forme et sans âge, qui se révèle quand nous cessons de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas à savoir une forme et un nom, une histoire, avec une naissance et une mort.

Le doigt pointe-il dans l'expérience directe vers un visage ou un espace vacant, deux petits yeux ou une ouverture consciente ? Vers une couleur ou vers un espace transparent ? Vers une forme qui a un âge ou une absence de forme sans âge ? Cet exercice de la Vision Sans Tête de Douglas Harding résume à merveille et sans mots 6000 ans de Quête Sacrée et d'investigation du Soi.
La méditation ne consiste ni à épouser une forme extérieure particulière ni à s'adonner à une pratique codifiée. Méditer c'est être. Être en conscience. C'est réaliser que je suis le Sans Forme dont toutes les formes sont l'expression. 

La véritable méditation n'est jamais un isolement ou un éloignement du monde. Ce n'est pas non plus une connaissance objective de ce que je suis. C'est plutôt une suspension de tout savoir relatif, de toute direction, de toute impression de cheminement, un abandon total au Non Savoir.

Dans cette suspension du savoir, il y a la possibilité de la Reconnaissance de ma vraie nature. Simplement reconnaître de façon directe et intuitive que le monde est une expression de Moi. C'est la reconnaissance qu'il y a nulle séparation entre l'observateur et l'observé.

Le seul savoir de l'Être est celui d'être. L'Être se sait être. Goûter son Être, se reconnaître en tant qu'Être est la saveur suprême. Je suis ce savoir qui se sait être. Je me goûte Moi-même.

Un des moyens didactiques de réaliser la vacuité du sujet et de l'objet consiste à retourner à 180° la flèche de l'attention vers cela qui en nous perçoit. De façon pratique cela peut notamment se faire en retournant le doigt - comme sur la photo ci-dessus - vers l'espace au-dessus des épaules. En le faisant, et si vous laissez de côté la mémoire, et toutes vos croyances pour un instant, vous réalisez que dans l'expérience directe, le doigt ne pointe pas vers deux petits yeux, une tête ou une personne mais au contraire vers un espace transparent et conscient, sans forme, sans couleurs, sans nom et sans âge.

Lorsque le Christ dit "le Royaume est en vous", il pointait à sa façon vers ce Trésor que nous sommes et qui, parce que c'est plus proche que proche ne peut être approché. Nous ne pouvons ni nous rapprocher, ni nous éloigner de ce que nous sommes puisque nous n'avons jamais cessé d'être ce que nous sommes.

Néanmoins, le doigt pointant vers l'espace de conscience témoin que nous sommes n'est qu'un outil pédagogique, un outil d'attention pour révéler ce qui était négligé. Sur un plan profond la Conscience est déjà pleinement ce qu'elle est, avec ou sans doigt qui pointe. Mais, dans les faits, le doigt pointeur permet de mettre fin à l'auto-hypnose dans laquelle nous nous maintenions, et qui nous faisait croire que nous percevions le monde et les autres à partir de deux petits yeux. Le doigt qui pointe au-dessus des épaules opère comme l'investigation sur le Soi (Self Inquiry) en mettant en lumière la nature illusoire du moi séparé.

Quand cela devient une évidence pour vous, vous n'avez plus besoin du doigt qui pointe. Constatez que tous les objets que vous percevez, nuages, arbres, animaux, détritus, paysages, meubles, visages, pensées, sensations, odeurs, saveurs, bruits, sons, musiques, sensations, émotions, sentiments, tout objet, situation, expérience quels qu'il soient, pointent de façon évidente vers cet espace de conscience, sasn forme et sans âge et silencieux que Je suis.

Que nous en soyons conscients ou non, toute forme toujours pointe silencieusement vers le Sans Forme que Je suis.

La forme dépend de la Non Forme que Je suis pour apparaître. Car la forme n'est faite que de la substance non perceptible ais pressentie du Sans Forme, comme le rêve est fait de la substance du Rêveur Unique. Mais, et cela est trop souvent mal compris et source de malentendus dans l'enseignement non duel : Je, en tant que Sans Forme, Présence-Conscience, ne dépend pas de la forme (corps, monde, pensées) ou des perceptions pour être ce que Je suis. Le Sans Forme peut demeurer au repos, sans forme ou/et prendre des formes. Comme l'océan ne cesse pas d'être l'océan, qu'il y ait des vagues ou non.

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnemnt individuel, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

jeudi 22 septembre 2016

L'Un n'exclut pas l'autre
                                                                  (extrait de satsang)


Q : Certains disent que vous n'avez rien à faire pour vous éveiller, d'autres disent qu'il faut un long cheminement ?

R : Ce qui est éveillé n'a pas à s'éveiller. Ce qui n'est pas éveillé ne s'éveillera jamais.

Q : Comment ?

R : Ce que nous sommes vraiment n'a pas à s'éveiller. Il s'agit juste de le réaliser.

Q : Mais je n'arrive pas à faire cohabiter le relatif et l'Absolu. La voie directe et la voie progressive.

R : L'Un n'exclut pas l'autre. 

Q : Pardon ?

R : L'Un n'exclut pas l'autre. Un Avec un grand U !

Q : Qu'est ce tu veux dire par là exactement ?

R : Le non temps n'exclut pas le temps. Le temps apparaît au sein de l'éternel Maintenant.
L'impersonnel n'exclut pas le personnel. Le personnel apparait au sein de l'impersonnel.

La chose étonnante est que, dés que nous nous mettons à imaginer qu'il y a un chemin à faire, des étapes à accomplir, des buts à atteindre, des émotions à dépasser, et que nous croyons que cela est absolument vrai, cela devient notre expérience. 

Mais alors nous perdons inexorablement de vue que cet imaginaire n'est qu'un ensemble de pensées, de simples apparitions au sein de la Conscience ici et maintenant, la Conscience sans forme que je suis.

Q : Mais il faut du temps pour ça. Voyez le temps qu'il m'a fallu pour venir ici poser ces questions ?

R : Tout ça n'est que de l'imaginaire apparaissant en toi en tant que la Conscience sans forme qui n'est pas né et qui ne mourra pas. 

Il faut constater tout cela sur le vif !


Si nous commençons à devenir sérieux à propos de ce cheminement et des éventuels besoins à accomplir avant d'y arriver, constate alors que ce n'est qu'une nouvelle stratégie pour éviter de faire face à ce qui se présente, en faisant semblant de t'éloigner de toi-même.

Dés que nous prêtons foi à la nécessité d'accomplir quelque chose, nous oublions que l'Être que nous sommes est déjà parfaitement accompli.

Une fois que nous avons compris cela de façon directe, le mécanisme se délite.

(S'adressant à tout le monde) : Voyez comment nous faisons à chaque instant "comme si", comme si nous pouvions sortir de cet instant, sortir de cet Ici. C'est facile de se l'imaginer. Et d'y croire. C'est une sorte d'auto-hypnose permanente. 

Nous découvrons alors combien en réalité, nous refusons sans cesse qui se présente maintenant. 

Il faut ressentir ces résistances en nous. Ressentir nos prétentions à nous trouver dans l'avenir, plus tard et ailleurs. Car l'envers de cette prétention est toujours une sensation de manque ressentie maintenant et qu'on tente par tous les moyens d'éviter de ressentir en la camouflant avec des mots, des prétentions à savoir, à savoir ce qui est juste ou injuste, bien ou mal, profitable ou non profitable. 

Il s'agit de rester avec la sensation de peur de rencontrer ce qui est là maintenant.


Car si nous avons besoin de nous imaginer un chemin pour réaliser notre vraie nature, c'est que nous avons peur de rencontrer ce qui se présente maintenant. Peut-être un sentiment d'indignité, un sentiment d'imperfection, un sentiment de jalouisie déguisé, une sensation de manque, une avidité. Qu'importe, mais cela doit être rencontré et ressenti maintenant, sans commentaires. Sensoriellement. Tactilement.

Une fois que vous avez fait l'expérience de l'unité avec ce à quoi vous résistiez, vous réalisez que la paix et la complétude que vous imaginiez ne pouvoir atteindre qu'au bout d'un long chemin est déjà là. Ce n'est plus un collier de mots qu'on enfile, c'est le fil même du collier de toutes les expériences qui se révèle comme étant vous-même.

Voyez juste à quel point vous êtes tout le temps en train de refuser la reconnaissance de votre vraie nature.

Q : Comment est-ce possible ?

Peut-être que nous avons tellement entendu parler d'histoires à propos de l'éveil ou à propos d'éveillés célèbres que vous vous dites : ce n'est pas pour moi. Vous pensez à Jésus et Bouddha, Krishna, Ramana Maharshi ou Shri Maharaj Nisargadatta, des êtres que vous admirez profondément et vous vous comparez à eux comme on compare deux objets. Mais vous n'êtes pas un objet pour faire l'objet d'une comparaison !

Vous pensez à toutes ces figures tutélaires, à ces êtres humains hors du commun, et vous vous dites : "ce n'est pas pour moi". Vous pensez à toutes vos imperfections, vous ressassez l'historique de vos glorieux échecs ou sempiternels mensonges, vous faites l'inventaire de vos relations insatisfaisantes, de votre vie misérable et vous comparez ce tas d'images avec celui de ces êtres remarquables et soudain, la pensée se met à raconter tout ce qu'il faudra accomplir pour s'aligner avec ces déités. Vous êtes sans cesse en train de faire des bilans. Et le bilan n'est aps souvent créditeur. 
Ça c'est la voie progressive.

Mais nous ne sommes pas un bilan, ce que je suis ne peut pas être comptabilisé. 

Cette façon de voir génère inexorablement l'espoir et son corollaire, le désespoir. Si vous allez par là, vous ne cesserez de vous balancer entre espoir et désespoir. C'est désespérant de vivre ainsi. Votre vie sera une attente interminable, ballotée entre des moments d'espérance et de désespérance.

Ça c'est la voie du transitoire, de l'impermanent. Vous n'en avez pas marre !

Là, je t'invite à découvrir le permanent, ce qui ne change pas, ce qui est toujours là, ce qui ne dépend de rien, ni d'aucune autorité.

Je t'invite à voir que tu es la Présence Consciente dans laquelle touts ces imaginaires, ces comparaisons, ces espoirs et ces désespoirs vont et viennent.

Tu es ta propre autorité. Toi seul dans l'instant peut réaliser ce que tu es vraiment. 

Tout ce que tu as à faire est de te retourner la flèche de l'attention habituellement tournée vers les perceptions, à 180° vers Cela qui perçoit. (Le geste se fait lentement et chacun le fait, en tournant l'index vers cela qui perçoit, l'esapce vacant au)dessus des épaules où, habituellement, nous imaginons un tête et deux petits yeux). (Silence).

Alors, une fois que cela est vu, compris, réalisé, nous pouvons tranquillement parler du temps, le temps qui apparaît en nous. Du chemin aussi. Du cheminement en tant qu'il apparaît en nous.

Tu vois la différence...

Q : Oui, là ça n'a rien à voir.

R : Tu n'est pas sur le chemin. Le chemin apparaît en toi. 


Q : Oui c'est clair là.  

R : Après, on peut parler de ce chemin. Et oui, en un certain sens, il apparaît qu'il y a un chemin, que plein de rencontres et d'épreuves sont vécues. Mais ce vécu est un imaginaire qui se déploie en nous maintenant, un maintenant atemporel qui est la substance même de chacun d'entre nous et de tout l'univers.

Quand deux êtres dialoguent en ayant conscience de cela, la conversation prend une toute autre dimension et résonne d'un incroayble parfum de liberté. Car, il est réalisé que c'est la même Conscience, Une et impersonnelle, qui s'exprime ici et là bas.

Alors oui, bien sûr que pour que cette réalisation se stabilise en toute circonstance, il est probable qu'une maturation et un temps indéfini soient nécessaires. Mais il n'empêche que même ces idées justes, raisonnables et statistiquement vraies, dépendent d'abord de la Conscience dans laquelle ils aparaissent, alors que la Conscience dans laquelle ils apparaissent ne dépendent pas d'eux pour être.
Et surtout : Je suis cette Conscience. Je suis Cela.

Donc dire ceci ou cela c'est bien, intelligent, profond, tout ce que vous voulez, mais ça ne change rien au fait que, dés que vous croyez au temps, vous êtes en train de vous leurrer. 

L'idée du temps n'est qu'une idée apparaissant Maintenant en vous. 

R : Je vois.

Q : Ce Je qui voit et ressent sans commentaires n'exclut rien. L'Un n'exclut pas l'autre. L'Un inclut l'autre. L'un n'empêche pas l'autre, il permet l'autre. L'autre apparait en Lui et en tant que Lui.
 
                                                                                                                                                                  

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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mercredi 21 septembre 2016


L'invitation non duelle


L'expérience d'un être humain est invariablement constituée d'informations provenant des cinq sens et donc des 5 types de perceptions (vision, écoute, goût, odeur, sensation) ainsi que des pensées. Les émotions étant en quelque sorte un mixte de sensations et de pensées, nous pourrions dire que toute l'étendue du champs de l'expérience humaine est constituée par les 5 types de perceptions et le mental qui est l'activité des pensées. En un sens, même les pensées sont de simples perceptions. 

Le monde, le corps et le mental représentent l'ensemble des expériences qui se révèlent à nous sous forme de perceptions. Or, toute expérience, quelle qu'elle soit, a un début et une fin ? En est-il de même pour cela qui en est conscient ? Là est la question !

La question phare au cœur de la spiritualité authentique demeure : Qu'est-ce que c'est que cela qui fait l'expérience des perceptions ? Ou autrement dit : "Qui suis-Je" ou "Que suis-Je" ?

Quelle est la vraie nature de cela qui est conscient de la lecture de ces lignes maintenant ? Qui est conscient des sensations corporelles, des bruits, des odeurs, des saveurs, des pensées qui éclosent dans le champs de la conscience en cet instant ?

Dans la Kéna Upanishad il est dit : « De temps en temps une âme intrépide en quête de l’immortalité a regardé en arrière et s’est trouvée elle-même. »


Ce questionnement nous invite donc à un retournement a 180 degrés de la flèche de l'attention vers ce qui en nous perçoit. 


Pour la plupart des 7 millards d'individus peuplant la terre, l'investigation directe est disqualifiée d'office et c'est la mémoire, la pensée, et donc le conditionnement qui répondent. Et la réponse du conditionnement est invariablement "moi". Et, ce "moi", bien que recouvrant des notions diverses selon les différentes cultures pointe toujours vers à ce qu'on pourrait appeler le corps-mental, autrement dit la personne, la forme et le nom ou, en tout cas, une entité séparée des autres et du monde et dotée de libre arbitre, une perception ou un ensemble de perceptions parmi les perceptions, une chose parmi les choses.

Or, si l'on prend la peine de faire une expérience directe, il est aisé de constater que si les perceptions (les cinq sens et les pensées) vont et viennent, cela, quoi que cela soit d'ailleurs, qui est conscient des perceptions, n'est pas lui-même une perception et demeure le Même, inaltéré, toujours présent, conscient, ouvert, spacieux, sans forme et sans âge et donc sans jugement pour toutes les perceptions. Ce que je suis dans l'expérience directe est une non-chose.

L'investigation sincère et directe qui suit cette question montrera donc invariablement qu'il n'y a ni penseur des pensées, ni auteur des actes et, qu'il n'y a jamais eu d'entité séparée, c'est à dire un moi ou une personne, au centre de l'expérience et au contrôle de la vie du corps-mental.

Autrement dit, les choses surviennent, mais pas à quelqu'un, jamais à un moi ou à quelconque entité séparée, qu'elle que soit sa forme et son nom (corps-mental, moi, âme, etc...) !

Lorsqu'on prend le temps d'explorer dans l'instant la nature de cela qui est conscient de l'expérience, nous découvrons que ce n'est jamais le corps-mental qui fait l'expérience comme le langage semble le valider et la société nous l'enseigner. Le corps et le mental sont en réalité eux-mêmes de simples objets de perception.

Si ce fait était pleinement réalisé, profondément réalisé, cette réalisation suffirait en elle-même à initier la chute de tous les dominos de la chaîne des fausses croyances pour révéler ce que nous sommes vraiment vraiment.

L'éveil est d'abord la dissolution de l'illusion qu'il y a un individu séparé qui fait l'expérience, la fin de l'hypnose qui permet de croire à un fantôme au contrôle de la machine du corps-mental. L'éveil est la réalisation que dans l'expérience directe, il n'y a jamais aucune séparation réelle entre un sujet qui perçoit et une objet perçu, sauf dans l'imaginaire. 

Et qu'est-ce que l'amour, sinon le vécu direct de cette non séparation ?

L'éveil c'est réaliser qu'il n'y a jamais eu deux, ni objet ni sujet et, que ma véritable nature est le mystère indicible de l'unicité de toutes choses. L'éveil c'est ensuite vivre cette évidence de la non séparation dans les modulations infinies de l'expérience humaine.

Et de réaliser :

 Je suis la Vie

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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mardi 20 septembre 2016

Vivre sans pourquoi
Du sentiment de manque à la plénitude
                                                                                  (Extrait de rencontre, Juin 2016)


Q : En ce moment je me sens submergé. Trop d'expériences douloureuses, de séparations, de deuils, d'enterrements, de déménagements, de paperasses. Stress énorme...
Je ne retrouve plus le calme.

R : Que te manque-t-il en ce moment le plus ?

Q : Le calme.

R : En un sens, pour résumer, tu pourrais dire, "tout irait très bien si je retrouvais le calme" ?

Q : Oui, c'est ça. 

R : C'est donc qu'il te semble manquer quelque chose pour être complet. Cette impression de manque est toujours liée à une croyance fausse qui n'a pas été remise complètement en question. Es-tu d'accord pour l'investiguer, pour remettre cette croyance en question et voir si ce que j'avance est également vrai pour toi dans l'expérience directe ?

Q : Oui, bien sûr. 

R : Ok. "Tout irait très bien si seulement je retrouvais le calme". Reste un peu avec ça... (Silence). 
Puis, explorons si tu veux bien, pour voir si la croyance que "tout irait très bien je retrouvais le calme" a un fondement réel. Voyons sur quoi repose cette croyance ?

...  Pourquoi te faut-il trouver le calme ?

Q : Pour aller mieux. 

R : Pourquoi veux-tu aller mieux ?

Q : Parce que sinon la vie n'a pas de sens ?

R : Pourquoi ?

Q : Parce que c'est comme ça. 

R : Pourquoi est-ce comme ça ? Tu le sais ?

Q : La vie doit avoir un sens. Je l'ai su, mais en ce moment je l'oublie.

R : Pourquoi l'oublies-tu ?

Q : Je ne sais pas. Il y a trop de choses qui sont arrivés d'un coup.

R : Pourquoi ces choses sont-elles arrivées ?

Q : Ça, personne n'y peux rien. C'est la vie. Les choses sont arrivés ainsi. C'est la loi des séries.

R : Pourquoi est-ce ainsi, sais-tu pourquoi tous ces évènements sont arrrivés ainsi ?

Q : Non, bien sûr. Ça devait être comme ça, je suppose.

R : Pourquoi cela devait-il être comme ça ?

Q : Je ne sais pas en fait. Je dis ça comme ça. Mais la vie devrait être emplie de sens et de joie, non ?

R : Pourquoi penses-tu ça ?

Q : Je l'ai toujours pensé ?

R : Ok, mais sais-tu pourquoi tu l'as pensé et le penses encore ?

Q : Je l'ai entendu dire chez certains êtres mais j'en ai aussi souvent eu le pressentiment.

R : Pourquoi as-tu eu ce pressentiment ?

Q : Lorsque j'étais proche de Dieu ou de moi-même, il y a toujours eu cette évidence.

R : Et pourquoi n'es tu pas proche de Dieu ou de toi maintenant ?

Q : Je ne sais pas. Je pense que je cherche à fuir quelque chose pour ne plus souffrir.

R : Pourquoi fais-tu ça ?

Q : Ça je ne sais pas. J'ai toujours fait ça.

R : Mais sais tu pourquoi tu as toujours fait ça.

Q ; Question d'éducation sans doute.

R : Pourquoi as-tu reçu une telle éducation ?

Q : Je suppose que mes parents eux-mêmes ne dévoilent pas facilement leurs émotions. C'est de famille ?

R : Et pourquoi fonctionnent-ils comme ça ?

Q : Leurs propres parents fonctionnaient déjà comme ça.

R : Et tu sais pourquoi ?

Q : Oui. C'est un conditionnement qui existe depuis la nuit des temps.

R : Oui. Mais sais-tu pourquoi il en a été ainsi ?

Q : C'est la Conscience qui joue ce jeu là. C'est Dieu qui l'a décidé.

R : Et sais-tu pourquoi il en est ainsi ?

Q : C'est la Conscience qui joue à se perdre pour se retrouver ?

R : Ok c'est une jolie histoire de plus. Mais sais-tu pourquoi la Conscience joue à ça ?

Q : C'est sa liberté.


R : Ok. Mais tu ne sais pas pourquoi elle est libre, n'est ce pas ?

Q : Non, ça c'est un mystère.

R : Tu ne sais vraiment pas ?

Q : Non, là je sèche, je ne sais vraiment pas. Je me sens un peu perdu là. J'ai l'impression de ne plus rien savoir.

R : Ok, reste avec ce "je ne sais pas". (Long silence) Ressens ce que cela fait de ne pas savoir.

Q : ... C'est bizarre, tu sais, ce qui me vient c'est un immense sentiment d'injustice... Je pense à mon grand-père, avec sa maladie de fin de vie et cette solitude immense. Lui qui avait été si généreux avec tout le monde...
(émotion)...  (silence)

R : Reste un peu avec cette émotion... (silence) ... Laisse-là se déployer en toi dans toutes les directions, sans intervenir, sans juger, sans justifier, sans expliquer... (silence)... Vois que l'espace dans lequel l'émotion se déploie et l'émotion ne sont pas séparés. 

Fais juste l'expérience de l'unité avec elle... (silence)... Il n'y a que l'émotion. Il n'y a que des sensations qui se déploient dans l'espace de Présence que tu es. (silence). Et, ce que cette dissolution révèle, c'est cet espace sans personne, ce "je ne sais pas", ce non savoir sans limites et sans âge que tu es, maintenant et depuis toujours. Atemporelle présence.
Là, il n'y a plus de place pour aucun savoir. (silence)

Q : En effet. Wow, que ça fait du bien. Merci. (silence)

R: Comment te sens-tu ?

Q : Je sens un grand calme partout...


R : Est-ce que tu vois la relation entre ce "je en sais pas" authentique et l'expérience de non séparation avec l'émotion et la vie ?

Q : C'est la même chose non ? Quand je ne sais plus rien, je ne cherche plus défendre un point de vue. 

R : Oui. Voilà. Quand tu ne sais plus, tu n'es plus défini par un savoir, un imaginaire, un passé, un ensemble de conditionnements. Quand tu ne sais pas, tu n'es rien de défini. Et ce rien est tout.

Ce rien qui est pur accueil accueille de façon équanime toutes les émotions. Mais tant que tu crois être quelqu'un, avec des principes, un caractère, des valeurs, tant que tu crois être une identité définie, tu veux quelque plutôt qu'autre chose et alors tu n'écoutes plus vraiment, tu ne ressens plus vraiment. Tu penses l'émotion et tu la bloques. 

Q : C'est incroyable ce passage de la tension extrême à ce calme, en quoi 5-10 mn ?

R : Le passage n'est qu'une illusion de la pensée... Le calme était déjà là. Cette complétude qui est vécue en conscience maintenant était là tout à l'heure également, mais elle était simplement voilée par la prétention à savoir, la prétention à savoir que "tu ne pourrais pas être bien tant que tu ne trouverais pas le calme".

En fait tout à l'heure tu prétendais ne pas être calme. Après avoir investigué ta prétention, elle s'est dissoute et le calme qui était déjà là est désormais cru et ressenti pleinement.

Q : Je commence à comprendre.

R : En fait tout ce qui semble séparé de ce calme que tu es, n'en a jamais été vraiment séparé. Il a juste semblé qu'il en a été comme ça. Mais ce n'est qu'au travers du langage et d'un point de vue imaginaire que tu as cru être séparé.

Q : C'est fou la puissance de l'imaginaire. Mais tout de même, je le sentais aussi. Je me sentais séparé.

R : Bien sûr tant qu'il y avait de l'énergie de croyance, il y avait une sorte d'expérience. La croyance a des effets, elle génère l'expérience. Mais toi-même, tu n'es pas une expérience. Toute expérience a un début et une fin. Toi, tu es cela en quoi les expériences vont et viennent. Tu n'as ni début ni commencement.

Q : Les mots semblent plus réels que d'habitude. 


R : Le calme qui se révèle tout d'un coup à l'avant plan, avait toujours été l'arrière plan sur lequel se déployaient les croyances, les expériences, l'idée d'être quelqu'un de séparé. Ce calme n'est pas un objet, une chose, un savoir. Ce calme-là n'est pas contenu dans une expérience particulière, pouvant être obtenu plus loin ou plus tard. Il n'est jamais séparé de toi, c'est ce que tu es déjà. Mais tu ne le réalises que lorsque tu cesses de le chercher ailleurs qu'Ici et Maintenant. Cette plénitude que tu es se révèle dés que tu réalises que tu es ce que tu cherches. Et, une façon de le réaliser est d'explorer ce que tu n'es pas, ta prétention à savoir, ta croyance d'être ceci ou cela. Car, en réalité, cette prétention à savoir ne fait que donner l'illusion que le sentiment le sentiment de séparation est vrai.

Q : C'est comme si l'illusion était super bien faite pour que l'on se fasse attraper. C'est une gymnastique mentale assez compliquée, non ?

R : Les choses n'apparaissent compliquées que dans la mesure où elles ne s'accordent pas avec ce que tu crois.

Q : C'est vrai aussi... Mais là c'est comme si j'avais compris sans comprendre. Compris sans savoir.

R : Reste avec ça. (Long silence).

Q : (Autre interlocuteur) : Ce qui m'a fasciné dans cet accompagnement c'est comment le mental se sent progressivement pris au piège. Comment le visage et le corps de "x" et toute l'énergie de la pièce changent radicalement lorsque le mental abdique. C'est très émouvant. Enfin, moi ça m'a beaucoup touché. Merci à toi pour avoir partagé l'émotion avec nous.

R : Oui. C'est beau de voir que l'émotion n'est jamais personnelle. Quand on commence à écouter vraiment il n'y a rien de personnel. C'est très émouvant. Ce n'est pas du pathos. C'est l'émotion de la vie, l'émotion de se sentir en vie, d'être conscient d'être conscient.

Q : (3eme interlocuteur) : Dans ce jeu de révélation, c'est comme si le mental était amené au bout du bout du bout de... (silence... je ne sais pas finalement... (Rires)

R : Oui, tu le dis bien. À un moment donné, en mettant la prétention à savoir en question de façon radicale, en poussant le questionnement jusqu'au bout, le mental finit par abdiquer. Il pressent sa propre limite. C'est la pensée ultime, celle qui pense sa propre limite. La pensée qui voit qu'elle ne peut atteindre ce qu'elle prétend chercher : la plénitude. Alors elle se fond en elle.

Q : Oui c'est ça. Ce sont donc toujours nos prétentions à savoirs qui voilent notre vraie nature ? Il suffit donc de jouer à ce jeu de révélation pour révéler toujours ce que je suis déjà ?

R : Oui, en quelque sorte. C'est la voie la plus directe. L'investigation du sentiment de manque. On passe nos journées à croire qu'il nous manque quelque chose alors que ce n'est jamais vrai. On a exactement ce dont on a besoin à chaque instant "t" de sa vie pour réaliser que l'on est complet, que tout va en réalité bien depuis toujours.

Q : Ça donne envie de jouer. Ça a l'air 'imparable.

R : Et ça l'est. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, puis, à un moment donné, tu te rends compte qu'en réalité tu ne sais pas. Que la Vie est sans pourquoi. Et, dans cette réalisation la tension se résorbe dans l'espace de Présence silencieux que tu es déjà.

Mais en un sens, on pourrait également dire, qu'en se déployant complètement sans résistance, puisque qu'il n'y a plus de prétention à savoir qui la retient, l'émotion révèle avec encore plus d'acuité l'Espace conscient dont il est issu et en lequel il se résorbe.


Q : C'est vraiment à vivre, pas à penser.

R : Oui ( Rires) (Long Silence).

Q : (Le premier interlocuteur) Ça paraît simple. Mais tu peux juste me résumer cela encore s'il te plaît ? (Rires)

R : ... Il s'agit de pousser le pourquoi (la recherche de sens) jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'à l'inévitable et authentique "je ne sais pas"... C'est seulement dans cet abandon total à l'absence de direction, dans cette abdication de toute prétention à savoir que les émotions peuvent être complètement ressenties et la plénitude de la Présence silencieuse que tu es se révéler pleinement et être goûtée en conscience....

Q : C'est d'une simplicité lumineuse. J'ai l'impression d'être passé par une sorte d'expérience à rebours pour retourner à la source. Étonnnant. Merci.

R : Restons juste avec cet émerveillement devant tous ces pointeurs que la Conscience utilise au cœur du rêve pour se rappeler qu'elle en est la substance unique. (Silence)...

Q : (Premier interlocuteur) Et cela ne va pas m'éloigner du monde, je veux dire me rendre distant des autres et devenir égoïste ?

R : Si tu veux on peut explorer cette peur ainsi que ta prétention à savoir qui lui est associée ? "Tout irait très bien si je ne m'éloignais pas des autres" ? (Rires)

Q : Non, c'est bon, finalement, je viens de voir la peur apparaître et disparaître. Je comprends le mécanisme.

R : Dans l'intensité du je ne sais pas, il y une évidence de la non séparation avec ce qui se présente qui rend propice le développement d'une intelligence globale et d'une forme de compassion naturelle pour tout ce qui est. C'est ta nature véritable, Une et non personnelle, sans limites et sans âge. Toute expérience est toujours non séparée. Ce n'est que la croyance dans le langage duel qui nous donne momentanément l'impression que l'expérience est divisée entre un sujet qui perçoit et un objet qui est perçu. En réalisant que la croyance en la séparation ne correspond pas à ton expérience directe, elle tombe d'elle-même. C'est inéluctable et indicible. C'est cette indicible évidence de la non séparation qui faisait dire à Krishnamurti : "Je suis le monde". Et ne peux tu pas le dire également maintenant ? 

Q : "Je suis le monde". Oui cela semble évident maintenant.


R : Loin d'être une attitude de distanciation de ce qui apparaîtrait comme problématique ou douloureux, le "je ne sais pas" authentique révèle notre nature non séparée. Libéré de la prétention à savoir ce qui est bien ou mal, juste ou injuste, convenable ou inconvenable, beau ou laid, le corps-mental s'intègre avec encore plus d'harmonie dans l'environnement. 

Q : Oui cela semble plein de bon sens. Dans cette paix on se sent naturellement concerné.

R : Très concerné oui, au point de reconnaître que je ne suis pas séparé de ce qui se présente. Ça ne pas être plus intime que ça. La vie c'est sentir. Sans commentaires. 

Vivre "Je suis l'expérience" ("Je suis le sentiment de souffrance" ou "Je suis l'idée qu'il me manque quelque chose") n'est pas conceptualisable. C'est une intimité non pensable, à déguster sans modération et qui révèle inexorablement ce que nous sommes déjà... C'est pour cela qu'on peut appeller ces jeux des "jeux de révélation". Ce ne sont pas des pratiques pour devenir quelque chose de plus ou de mieux plus tard. Ce sont des jeux qui font tomber l'illusion de la séparation pour révéler ce que nous sommes déjà maintenant : La Présence non duelle, source de tout ce qui est. Ce sont des jeux de reconnaisance, des jeux de réalissation, comme les jeux de l'investigation de la voie directe par le questionnement qui suis-je ?

Q : Mais avant d'en arriver au "je ne sais pas", il y a quand même fallu un temps pour passer par les résistances.

R : Les résistances sont les différentes prétentions à savoir, ou les croyances si tu préfères. Tant que l'on croit savoir, on croit au temps et à la voie progressive, on croit à l'idée d'un individu devant s'améliorer pour se réaliser. La réalisation de sa véritable nature de Conscience infinie et sans âge, ne dépend ni de la pensée, ni du temps.
Mais il est vrai que la prétention à savoir doit impérativement retourner au non savoir pour que la source puisse se réaliser comme source. 

Q : (4 eme interlocuteur) : Se trouver c'est se perdre.

R : J'adore comme formulation. 

Lorsque je réalise que je ne sais rien, il n'y a plus de direction vers une issue particulière, je ne suis plus en train de me chercher dans une direction particulière, ni de cibler mon attention dans une voie particulière. Dans cette absence de direction et de savoir, dans cet absence de sens, je trouve paradoxalement le sens véritable que je cherchais. Car c'est toujours moi-même que je trouve lorsque je cessse de me chercher au bout d'un chemin particulier. 

C'est pour cela qu'il faut allait au bout du pourquoi, pour qu'il soit réalisé que le mental ne peut donner la réponse. Il semble effectivement qu'il faille épuiser toutes les issues. Tant que le mental croit qu'il peut trouver par lui-même la plénitude c'est l'enfer.

Q : Une chose est de le dire une autre chose est de le vivre comme je le vis maintenant. J'avais déjà entendu ce message, mais là j'ai le sentiment de le vivre. C'est beau. Je n'ai pas de mots.

R : ... Justement...

... C'est pourquoi l'invitation est de jouer vraiment. Sans modération. Jouer avec toutes nos résistances, nos peurs et nos désirs. Mettre en jeu toutes nos croyances. Mettre en jeu la croyance d'être quelqu'un. Se remettre en jeu soi-même. Pour le plaisir de tout perdre et tout gagner. Et se servir de la résistance comme une porte vers soi-même. Car la résistance est toujours la porte la plus directe...

R : Alors est ce que quelqu'un a envie de jouer,  de se mettre en jeu ?

...

R : Je repose la question autrement ? Voyez si il y a en vous le moindre désir de compléter cette phrase :

                                                    "Tout irait très bien si seulement"... ?

NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelle à chez moi dans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.